
11 août 2026
Pourquoi j'ai créé Fayda
914 millions de baguettes jetées chaque année en Algérie.
Ce chiffre, je suis tombé dessus un peu par hasard, en me renseignant sur le gaspillage alimentaire dans le pays. Et il ne m'a plus quitté.
Parce que derrière ce chiffre, il y a une réalité que tout le monde connaît sans forcément la nommer : chaque soir, des boulangeries, des pâtisseries, des restaurants jettent de la nourriture parfaitement bonne. Pas parce qu'elle est mauvaise. Pas parce que personne n'en veut. Simplement parce qu'elle n'a pas trouvé preneur à temps.
En même temps, j'ai grandi avec une autre réalité, tout aussi présente : la sadaka. Le geste de donner ce qu'on a en trop, par respect, par générosité, par habitude. Une pratique profondément ancrée ici, et qui mérite d'être valorisée, pas remplacée.
C'est de ces deux constats qu'est né Fayda.
L'idée est simple : permettre aux commerces de proposer leurs invendus du jour, soit à prix réduit pour ceux qui cherchent une bonne affaire, soit en sadaka pour ceux qui préfèrent donner. Les clients réservent, passent récupérer en magasin, et une partie de ce qui partait à la poubelle trouve enfin preneur.
Ce n'est pas qu'une question d'économies ou d'écologie, même si les deux comptent. C'est aussi une question de bon sens : pourquoi jeter ce qui peut encore servir ?
On est encore en phase de construction. Pas de date de lancement à annoncer pour l'instant, mais une conviction forte : ce projet a du sens pour l'Algérie, et je préfère prendre le temps de bien le construire plutôt que de se précipiter.
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Koul w rabah.
Wassim